En chemin…
Vers l’inaccessible étoile
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On trouve toutes les solutions ou presque sur le Chemin, cela dépend de l’argent qu’on veut y mettre mais aussi et surtout de l’esprit dans lequel on souhaite faire le Chemin.


Autrefois, les seigneurs (quand ils faisaient le chemin en personne) étaient hébergés dans les châteaux ou les maisons des bourgeois, entourés de leur suite.

Les manants, qu’ils soient pèlerins volontaires ou pèlerins par procuration payés par les plus riches, couchaient sans doute dans les écuries ou au mieux dans les églises et monastères jalonnant le Chemin.


Aujourd’hui, les choses ont un peu évolué, mais il se trouve encore des établissements de luxe, y compris à Santiago même…

Chez l’habitant.

En France, en particulier entre Genève et Le Puy, on peut loger et être nourri chez des particuliers qui accueillent exclusivement des pèlerins de passage, c’est ce que l’on appelle les accueils jacquaires. Les hébergeurs sont soit d’anciens pèlerins soit des gens qui auraient aimés faire le chemin et qui vous accueillent en famille. Le pèlerin, en compensation, donne ce qu’il peut : c’est le Donativo. Il peut même aider à faire la cuisine, ce n’est pas interdit.

Vous couchez dans la chambre d’un enfant parti faire des études et mangez à la table familiale.

J’ai bénéficié à plusieurs reprises de ce type d’hébergement. Bien entendu, l’accueil diverge d’une famille à l’autre selon le feeling de chacun, mais ce peut être très enrichissant sur un plan humain. Selon le degré de fatigue, on aurait parfois plutôt envie d’aller dormir que de discuter, mais c’est le jeu…

(nota : ce type d’hébergement fait parfois grincer les dents des professionnels)

Chez l’habitant, on trouve aussi la chambre (et table) d’hôtes. L’accueil est, bien sûr, plus « professionnel », mais reste très « familial », surtout si la Chambre d’hôtes aime à recevoir des pèlerins, population spéciale qui ne sent pas forcément bon en fin d’étape…

Le coût est plus élevé, mais les prestations suivent.

On peut parfois marier gîte simple avec   une table d’hôtes. Par exemple aux Gentianes où l’accueil est très fraternel et la cuisine (ah, l’alligot !!) formidable, pour un prix raisonnable.

Les communautés religieuses

Certaines communautés religieuses accueillent les pèlerins de passage. Il n’est pas obligatoire de participer aux offices. Certaines sont mieux que des hôtels, tel le couvent de Malet à St Côme d’Olt, ou, bien sûr, à Conques.

Les gîtes.

Les gîtes communaux sont nombreux en France et en Espagne. On en trouve des très biens… et des moins biens.

En Espagne, on ne peut pas réserver à l’avance. On est donc tributaire du nombre de places et de ceux qui sont partis bien avant vous…

Le confort est parfois sommaire (en Espagne). Je me souviens d’un gîte avant Burgos, sans eau chaude, à la lumière « défaillante » etc…

Les gîtes privés sont légèrement plus chers, bien sûr, mais pas systématiquement. L’accueil peut être extra… ou moins. Certains proposent le repas du soir (Menu del Peregrino…).

Sinon, il est en général possible d’y faire la cuisine. Certains, lorsque le village est perdu au milieu de nulle part, ont une réserve de conserves, boissons, beurre, confitures, que vous payez selon le prix affiché. Belle confiance vis-à-vis du pèlerin.

L’Hôtel

Selon les lieux, vous pouvez avoir le choix entre les étoiles. C’est aussi votre porte-monnaie qui décide.

Certains hôtels, « démarchés » par les associations jacquaires vous accueillent très bien. Vous n’êtes plus tout à fait un « client ».


Difficile de choisir où aller exactement.

Pour les prix, le Miam Miam Dodo de l’année permet de savoir combien d’argent il faut prévoir dans votre budget.

Une des meilleures solutions est de demander ses meilleures adresses à un ami qui a fait le Chemin récemment (Merci Josy et Jean-Marie pour vos bonnes adresses espagnoles).Vous ne serez pas déçus (à moins que l’établissement ou le gîte ait changé de propriétaire entre temps…).


Comment être hébergé sur le Chemin ?

Chez l’habitant, gîte communal ou privé, chambre d’hôtes, hôtel, camping ou… à la belle étoile ?

Contact conseil03

Le gîte d’Orisson